Bruits de voisinage Acoustique et habitations Discothèque et Sonorisation
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Généralités
 
Les bruits de voisinage constituent généralement des troubles et potentialités de gêne pour l’homme.

Les différents conflits entre personnes montrent que l’apparition des nuisances sonores demeurent encore aujourd’hui un problème mal maîtrisé de notre environnement et pas suffisamment pris en considération.

Les sensations et gênes sonores engendrées par le bruit ne sont pas ressenties de manière identique par tous les individus.

On retiendra que les fréquences élevées dites « aigües » sont plus gênantes et difficilement supportables pour l’oreille, alors que les fréquences basses dites « graves » le sont moins sauf si elles ont un caractère répétitif et de niveau perceptible (musique techno par exemple).

 
Un bruit est toujours constitué de plusieurs fréquences et peut émettre une partie du bruit à une fréquence émergente dite de « tonalité marquée » ressentie comme une  gêne et mesurable selon les normes en vigueur.

En complément des fréquences du bruit le niveau d’intensité du bruit est la principale cause de lésions auditives et des nuisances sonores, on fera ainsi la différence entre un bruit de 100 décibels dans une discothèque et bruit de 50 décibels.

Le législateur a ainsi défini des seuils en décibels à ne pas dépasser et permettent d’apprécier ou de caractériser la réalité des nuisances engendrées par le bruit.
 
La durée d'apparition d'un bruit et son caractère répétitif doivent être aussi pris en considération dans l'analyse des nuisances sonores.
 
 
 
Législation sur les nuisances

La législation permet de disposer d’un certain nombre de moyens d’action pour se prémunir du bruit, s’isoler contre le bruit dans son logement, ou lutter contre les nuisances sonores.

Liste non exhaustive des principaux textes législatifs de référence applicables en matière de nuisances de bruits de voisinage.

 

Avis de la commission d’étude du bruit du Ministère de la santé Publique constitue un des premiers textes (Procès verbal du 21 juin 1963) et fixe un niveau d’émergence de bruit perturbateur constituant une gêne ou une nuisance sonore incontestable avec appréciation d’expert.
Ce texte constitue la référence selon l'avis du Collège National des Experts Judiciaires en acoustique (collège du 27 janvier 1993).

Décret n° 98-408 du 18 avril 1995 pris en application du code de la santé publique s’applique à tous les bruits de voisinage et fixe des valeurs d’émergences du bruit en décibels à ne pas dépasser en fonction de :

La durée d’apparition du bruit (30s à plus de 8h)
La période (jour 7h à 22h ou nuit 22h à 7h)

Ce texte prévoit des sanctions pénales pour les contrevenants

Loi du 26 novembre 1990, art. 26 I et 26 II, impose aux maires des communes « le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique, tel qu’il est défini au 3ème alinéa (2°) de l’article L.131-2 et mis par cet article en règle générale à la charge du maire, incombe à l’état seul dans les communes ou la police est étatisée, sauf en ce qui concerne les bruits de voisinage

Décret n°95-409 du 18 avril 1995 applicable aux communes et mairies pour la recherche et la constatation des infractions

Circulaire du 27 février 1996 précise les conditions d’applications du décret ci-dessus relatif aux bruits de voisinage

Loi n° 92-1444 du 31 décembre 1992 sur le bruit, vise à réduire les émissions sonores des équipements (tondeuses, etc….), précise les dispositions visant les activités, modifie le code des communes, précise certaines dispositions du bruit des infrastructures terrestres et aériennes, évoque les mesures de contrôles et surveillance ainsi que les mesures judiciaires

Circulaire du 9 janvier 1995 applicable à la limitation du bruit dans les établissements d’enseignements

Arrêté du 10 mai 1995 fixe les modalités de mesurage des bruits de voisinage.

Norme NF S 31-010 fixe les méthodes de mesurage des bruits

Règlement sanitaire départemental (RSD)

Arrêtés communaux et préfectoraux des départements

Circulaire du 11 mars 1987 relative à l’inspection des installations classées (industries bruyantes notamment)

 
 
 
 
Cas types de conflits sur les nuisances

Nous citons ci-après, à titre d’exemple, des cas de nuisances sonores ayant fait l’objet de procédures devant les tribunaux à la demande des plaignants.

 
 

Bruits produits par l’activité d’un mini golf situé à coté d’un pavillon.

Bruits de vibrations d’un petit atelier de mécanique aménagé par un particulier provoquant des nuisances dans le pavillon mitoyen.

Bruits d’une discothèque reçus dans des chambres voisines d’un hôtel.

Sonorisation d’un restaurant et karaoké reçu dans un appartement.

Bruits de concert et discothèque reçus dans une propriété voisine.

Défaut d’isolation entre deux appartements d’un ancien immeuble rénové.

Bruits d’un piano dans un appartement d’immeuble collectif.

Bruits sur carrelage au sol d’un appartement vis à vis d’un appartement voisin.

Bruits de ventilation et de camions d’une usine vis à vis d’une propriété voisine.

Bruits d’une station de lavage automatique Karcher vis à vis des pavillons voisins.

Bruits de W-C type sanibroyeur dans un appartement voisin en copropriété.

Bruits et transmission de vibrations au sol par des presses d’une usine vers une propriété.

Réflexion du bruit sur des façades de bâtiment et transmission vers des pavillons.

Bruits d’activités d’un restaurant collectif reçus dans un logement de gardien.

Isolation acoustique insuffisante entre construction ancienne antérieure à 1969.

Bruits d’impacts au sol d’un garage transmis à une propriété mitoyenne.

Bruit d’une ventilation d’un restaurant reçus dans les appartements d’un immeuble collectif.

Bruits de camions de dépannage reçus dans une propriété voisine.

Bruits de rejets d’air et de compresseur d’une usine vis à vis d’une propriété voisine.